Mercredi 28 octobre 2009
Oh mon dieu ! Un boy's love traduit en français qui essaye d'avoir un scénario
allant plus loin que le trio gagnant lycéen rencontre/dispute/lit. Bon, d'accord, ce n'est pas si exceptionnel que cela quand on voit les idées farfelues mais délicieuses de Love Pistol ou
les escapades policières de Yellow. Oui, mais ici, on essaye de faire dans l'espionnage et qui n'a jamais rêvé que James Bond soit gay ?En lieu et place de James Bond, on a plutôt un architecte du nom de Sis Beckett qui se retrouve du jour au lendemain avec le fils adoptif de son frère sur les bras. Quel cadeau. Le petit Kai est plutôt collant et s'infiltre dans le lit de son nouveau papa, tant et si bien que la petite amie de Sis se persuade que son amant est devenu gay. Et on peut dire que son imagination n'était pas si galopante que cela puisque Sis et Kai ne tardent pas à explorer les aspects les plus charnels de leur nouvelle cohabitation. Sauf que Kai n'est peut-être pas celui qu'il semble être, et Sis non plus d'ailleurs...
Graphiquement, ce manga est magnifique. Le trait de SHOOWA est à la fois simple, sur certaines pages proche de l'esquisse brute, mais aussi diablement exploité dans une mise en scène efficace, presque cinématographique dans son découpage. Là où Le syndrome du tournesol s'impose plus difficilement, c'est sur le terrain du scénario. La faute, peut-être, à une traduction parfois maladroite syntaxiquement et/ou trop littérale (on sent que certaines phrases collent plus à la logique japonaise qu'à la logique française...) mais aussi à des idées qui ne peuvent que difficilement être développées en si peu de pages. Avec deux ou trois volumes, ce manga aurait été sans nul doute un excellent boy's love de genre. Là, on se sent rapidement perdu lorsque les révélations arrivent. Les méchants n'ont pas pu être suffisamment développés pour qu'on les craigne réellement et débarquent un peu de la planète Mars. Il y a en fait un peu trop de personnages pour que tous soient introduits dignement et les ellipses naratives s'accumulent. L'imbroglio autour de Sis et Kai est amené peu naturellement et les explications si condensées qu'on a un peu de mal à suivre, à se rappeler qui est qui, ou plutôt qui est réellement qui. Alors, même si au final on comprend tout, on a tout de même l'impression d'un accouchement bien difficile pour y parvenir.
Le syndrome du tournesol reste bien meilleur qu'In The End mais peine à exploiter sa matière jusqu'au fond des choses, ce qui amène une inévitable déception, un sentiment de "peu mieux faire". Néanmoins, SHOOWA semble avoir un réel potentiel. Le talent graphique est là, les idées aussi. Alors laissons lui le bénéfice du doute et peut-être que l'un de ses autres mangas (Papa's Assassin, Nobody Knows ou Non Tea Room) sera plus abouti. Si, du moins, Taifu a dans l'idée de les traduire. Et, si, du moins, ces autres oeuvres ne s'emploient pas à explorer la médiocrité caricaturale d'un bon 80% des boy's love publiés au Japon.
Par Roshieru
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Publié dans : Boys love
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Yuuya Kishimoto était promis à un brillant avenir de pianiste mais une grave blessure à
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?
Il était une fois deux lycéens presque comme les autres : Yuzu était une grande perche
dotée d'un coeur fragile et aimant la cuisine, et I-chan, son idôle, son prince charmant, son féroce lion maniant l'arc comme certains la manette de Playstation, était malheureusement plus petit
que lui. Drame aux pays des fées.
N'allons pas par quatre chemins : ce Student Affair est une horreur. Ce qui n'est pas
vraiment un scoop pour qui aura acheté la version américaine (... But, I'm your teacher) il y a à peu près un an en croyant trouver quelque chose d'aussi distrayant que le sympathique
Pure Love.
Un joli petit uke nommé Ayase est un jour vendu aux enchères à cause de son cousin
et de ses dettes. Quel terrible suspens : va-t-il finir découpé en morceaux pour ses organes ou sur un tournage de snuff movie ? Non ! Grâce à Dieu, il est acheté par le richissime usurier Kanô qui
semble le connaître depuis longtemps. Mais parce qu'Ayase ne se souvient pas de lui et ne pense qu'à sauver son cousin, le chevalier décide de le violer de tous les côtés en punition. Il faudrait
quand même être moins égoïste avec son sauveur, non d'une pipe ! Pourtant, Kanô réalise la cruauté de ses actes, est gagné par de terribles remords et pense alors que pour se faire aimer d'Ayase ce
serait une bonne idée de lui coller une dette et de l'obliger à se prostituer : chaque fois qu'Ayase couchera avec lui, il aura de l'argent en retour. Calcul fait, il lui faudra plus d'une vie et
d'un séjour en maison de retraite pour rembourser. Ayase étant ce qu'il est, soit un paquet d'andouilles sur patte, il pardonne très vite à Kanô d'avoir autant de bon sens qu'un homme des cavernes
en rut.
Quand Yuki et Shuichi ont fait ce voyage à New York pour se rendre sur la tombe de
l'ancien amant de Yuki, ils ne s'attendaient sûrement pas à se retrouver avec un enfant sur les bras. Et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit de celui de l'homme que Yuki a tué...
Ne vous précipitez pas tout de suite dans votre magasin à la lecture de la chronique :
Sugar Milk sort en avant-première à la Japan Expo, puis en Septembre dans toutes les bonnes crémeries. Cependant, cette critique a bien été réalisée à partir de la VF des Editions H.
Les Editions H, plus connues pour éditer la revue manga 10000 images,
lancent une nouvelle collection intitulée Double H dans laquelle seront publiés des mangas yaoi. Ce n'est pas réellement une surprise puisque le premier numéro de manga 10000
images était entièrement consacré à ce genre et qu'une annonce en ce sens avait déjà été faite en septembre 2008. Le premier titre annoncé est Sugarmilk de Jaryû Dokuro, issu
du catalogue d'un petit éditeur,
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