Vendredi 15 janvier 2010
5
15
/01
/Jan
/2010
16:50
Bon, on ne peut pas dire que je sois d'une vivacité débordante sur le blog en ce moment. D'habitude, je n'aime pas raconter ma vie car ce n'est pas le lieu pour et que je serais franchement étonnée
que cela vous passionne mais il est possible que le blog continue à tourner au ralenti jusque Mai. J'ai un mémoire à écrire et, j'ai eu beau essayer avec concentration, il ne veut pas le faire tout
seul. C'est mesquin un mémoire. Alors, pour changer, j'ai décidé de faire un peu d'auto-promo éhontée et égoïste. En même temps, vous verrez que je ne glande pas dans mon coin en gobant des
mouches.
Tout d'abord, j'aimerais vous présenter la maison
d'Editions du Petit Caveau, un projet associatif auquel je participe en tant que lectrice de
manuscrits et correctrice (et je corrige mieux que je n'écris pour les sceptiques effrayés en voyant le nombre de fautes sur ce malheureux blog qui ne l'avait pas mérité). Bon, j'ai aussi fait le
site mais je ne vais pas m'en vanter, étant loin d'être douée là-dedans. Nous publions de la bit-lit (littérature vampirique pour ceux qui ne suivent pas là-bas) mais, attention, pas que du
Twillight "est-ce que je peux l'embrasser ou bien est-ce que c'est mal ?" pendant 4 volumes (il en faut, certains lecteurs aiment, mais moi j'aime pas...). D'ailleurs, notre premier roman publié,
Le mauve empire, est teinté de SF et a pour héros un mec (non, ce n'est pas
yaoi), alors on ne fait pas plus éloigné.

Pourquoi avoir créé cette maison d'édition en 2008 ? Hum, tout simplement
parce que nous avons fait le constat qu'il était difficile pour les jeunes auteurs francophones de se faire remarquer et, quand on se fait remarquer, on subit parfois la malédiction de la faillite
de la maison d'édition aka. "offrez-moi une corde que je me pende tout de suite". Ambre Dubois, qui a initié en partie le projet et qui fut publiée chez feu-Nuit d'Avril que certains connaissent
peut-être, en sait quelque chose (et si
ses livres sont réédités/publiés chez nous, c'est bien parce que la demande existe chez nos
lecteurs et non par pur caprice). Notre but n'est évidemment pas de publier tout et n'importe quoi, des copies de machins et des fanfictions mary sue à peine déguisées, mais de montrer qu'il existe
une vraie littérature vampirique francophone et qu'elle mérite qu'on s'y intéresse aussi. Les connaisseurs retrouveront d'ailleurs quelques noms déjà lus chez d'autres petits éditeurs SFFF (mais
pas que)... Par ailleurs, il est très malheureux que beaucoup de jeunes auteurs naïfs, qu'ils soient talentueux ou franchement troués, se fassent arnaquer parce qu'on appelle les maisons d'édition
à compte d'auteur, celles qui prennent votre manuscrit en le lisant à peine (yeah !) et qui vous demande ensuite de payer cash 3000 euros pour être édité ("mais oui vous allez rentabiliser votre
investissement... au bout de 1000 exemplaires..." La plupart du temps, vous écoulerez 100 exemplaires si la maison est à peu près sérieuse) ou d'acheter les 100 premiers tirages à tarif plein.
Sachant que dans la plupart des cas, une fois que vous aurez déboursé, elles s'occuperont à peine de corriger votre manuscrit, de faire une couverture potable et de démarcher des sites ou magazines
pour qu'on vous remarque. Vous doutez de ce que je raconte ? J'ai été démarchée par l'une d'elle il y a bien longtemps quand ma naïveté me poussait à croire qu'on pouvait publier un roman à
seulement 14 ans (ahah). A l'époque, c'était 10000 francs. Franchement, si des apprentis écrivains me lisent, mieux vaut pour vous tenter l'auto-édition, ça revient moins cher ! Je ne dis pas qu'il
n'existe pas dans l'absolu des maisons à compte d'auteurs sérieuses, mais qu'il y a 99% de chance que vous tombiez mal. Côté Petit Caveau, même si nos moyens sont faibles, nous refusons que nos
auteurs aient à débourser quoi que ce soit. Et ceux-ci sont évidemment payés. Au même titre que les illustrateurs. Mais les correcteurs sont à 100% bénévoles de chez panier percé.
Bref, je ne fais pas ça dans le but de vous faire dépenser des sous (ah bon ?) mais pour vous montrer que, même aujourd'hui, en ces temps difficiles, il est possible de monter un projet d'édition
avec peu de moyens et sur une base associative. Nous avons connu des moments durs, quelques mauvaises surprises d'impression blagueuse sur une couverture, mais nous sommes toujours là après plus
d'un an et nous avons très bon espoir d'être encore là en 2011 pour nos lecteurs de plus en plus nombreux. Aujourd'hui, nous sommes même référencés sur la Fnac ! Alors, si vous avez des projets,
croyez y jusqu'au bout et ne vous laissez pas décourager par ceux qui vous diront que c'est irréalisable parce que vous êtes nuls. La plupart d'entre eux sont des envieux qui n'osent pas se lancer
eux-même.
Mais je ne voulais pas seulement parler de vampires. Depuis quelques mois, j'écris aussi des chroniques pour le magazine
Coyote Mag. Des
chroniques
yaoi, évidemment. Si vous vous demandez pourquoi je n'ai jamais parlé de
Love Mode,
Love Pistols et compagnie sur le blog, c'est simplement parce que je
n'avais pas envie de répéter en plus long ce que j'avais déjà fait dans le magazine. La partie
yaoi s'adresse plutôt à un public de novices, alors la sélection des titres ne sera pas
forcément celle plébiscitée par les fans mais, voilà, c'est quand même l'un des premiers magazines français à accorder une réelle visibilité à notre péché mignon. Et j'espère qu'il en sera ainsi
pour longtemps.
Je stoppe ici la séance d'auto-promo avant de radicalement vous ennuyer et j'espère avoir l'occasion d'écrire de nouveau sur le blog prochainement.
Derniers Commentaires